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Linux Attitude

Le libre est un état d'esprit

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Tag: planet-libre

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Résumé : alias / /%{username}

Aujourd'hui je voudrais faire un serveur web qui se comporterait comme un serveur FTP ou SFTP. Lorsqu'un utilisateur unix se connecte à un serveur FTP avec un login et un mot de passe, il lui est présenté un contenu qui lui est propre (son $HOME par exemple).

Comment faire l'équivalent avec apache ?

Dit autrement, je voudrais que les 2 commandes suivantes renvoient un contenu différent :

$ wget http://userA@www.monserveur.com/ # répertoire A
$ wget http://userB@www.monserveur.com/ # répertoire B

Pour cela il faut jouer avec les RewriteRules, mais c'est plus balaise que ça en a l'air.

Premièrement il faut une authentification. J'ai choisi ldap, mais prenez la méthode que vous préférez : http://httpd.apache.org/docs/2.2/mo... tout ce qui commence par mod_authn est valable. Voici comment on la met en place :

<Location />
        AuthType basic
        AuthName "My server"
        AuthBasicProvider ldap
        AuthLDAPURL ldap://serveur.ldap.com/dc=domaine,dc=com?uid?sub
        AuthLDAPBindDN cn=user,ou=technical,dc=domaine,dc=com
        AuthLDAPBindPassword password
        Require valid-user
</Location>

Ensuite on joue avec RewriteRule, les variables s'appellent sous la forme %{ENV:VARIABLE}

# utilisez %{ENV:USER_AUTH} pour ceux qui n'ont pas choisi l'authent LDAP
RewriteRule ^(.*) /%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/$1

Mais ça ne marche pas. Tout d'abord on apprend qu'il faut mettre les règles dans le Location sinon les variables d'authentification ne sont pas disponibles. Ensuite on a oublié d'activer le rewrite engine. Et enfin dans un location (ou un directory) on ne matche plus la request uri mais le chemin créé à partir de cette uri. Cela qui une fois corrigé nous donne quelque chose comme ça :

<Location />
        RewriteEngine On
        # le résultat sera automatiquement préfixé par le DocumentRoot si on ne le fait pas nous même
        # notez l'absence du / initial dans le pattern ...
        RewriteRule ^var/www/html/(.*) /%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/$1 
</Location>

Mais ça ne marche toujours pas. En effet, le rewrite engine d'apache est réentrant, quelle que soit la modification et quel que soit le flag utilisé, si une url est modifiée, apache fait une redirection interne et relance toute la machinerie (dont les redirections). Pour les petits malins, non [L] n'est pas fait pour ça, par contre la doc évoque un [END] qui aurait cette fonctionnalité mais je ne l'ai pas trouvé.

Il nous faut donc un moyen de détecter qu'une url a déjà été transformée par une RewriteRule. Malheureusement les variables (comme %{ENV:AUTHENTICATE_uid}) ne sont valables que dans la partie gauche de RewriteCond ou dans la partie droite de RewriteRule ce qui nous limite sévèrement. On ne peut pas matcher le chemin en pour détecter qu'il contient le répertoire de l'utilisateur. De plus on ne peut pas utiliser une autre racine, apache ajouterait automatiquement le DocumentRoot en cours.

J'ai essayé en utilisant des variables d'environnement temporaire (avec [E=VAR:VALUE]), mais le rewrite engine l'évalue trop tard et ne détecte pas la nouvelle valeur de la variable modifiée par lui-même.

Ma solution est donc de mettre en place un unique répertoire contenant les utilisateurs avec un nom improbable car il ne pourra pas être utilisé comme nom de répertoire dans les répertoires utilisateurs. Et d'utiliser ce nom de répertoire comme marqueur d'url déjà traitée. Ce qui nous donne :

        # mon répertoire s'appelle ____data____
        RewriteRule ^var/www/html/(?!____data____/)(.*) /____data____/%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/$1

C'est bien joli, mais ça n'empercherait pas un utilisateur d'aller voir dans le répertorie de son voisin. En effet, ce ne sont que des rewrite rules, pas des droits d'accès. Puisqu'on ne peut pas utiliser les noms de répertoire utilisateur dans les require pour le matcher avec les nom d'utilisateur (on se mordrait la queue (et ça fait mal (au dos))). Il nous faut donc le garantir d'une autre façon, en forçant tout utilisateur a n'accéder qu'à son répertoire avec une autre règle.

        # ce qu'on veut c'est éviter l'utilisateur qui voudrait bypasser la première règle avec un http://www.monserveur.com/____data____/userX
        RewriteRule ^var/www/html/____data____/.*?/(.*) /var/www/html/____data____/%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/$1
        # et on voudrait ausst éviter que l'utilisateur puisse scanner la racine
        RewriteRule ^var/www/html/____data____/?$ /var/www/html/____data____/%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/

Notez l'ajout de /var/www/html dans les chaines de remplacement, c'est pour éviter qu'apache pense qu'on a modifié le chemin si on n'a rien changé.

Et c'est gagné, on a enfin trouvé !

Je vous laisse donc profiter du résultat :
Edit : la version finale minimise l'appel aux règles, prend en compte les chemins qui se terminent par / et les tentatives d'accès à des répertoires non autorisés.

<Location />
        AuthType basic
        AuthName "My server"
        AuthBasicProvider ldap
        AuthLDAPURL ldap://serveur.ldap.com/dc=domaine,dc=com?uid?sub
        AuthLDAPBindDN cn=user,ou=technical,dc=domaine,dc=com
        AuthLDAPBindPassword password
        Require valid-user

        # make http behave like ftp
        RewriteEngine On
        # create home dir var
        RewriteRule .* - [E=USER_ROOT:/var/www/html/____data____/%{ENV:AUTHENTICATE_homeDirectory}]
        RewriteCond %{ENV:USER_ROOT} !-d
        RewriteRule .* - [E=USER_ROOT:/var/www/html/forbidden]

        # redirection vers les repertpoires utilisateur
        RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !^/var/www/html/____data____
        RewriteRule ^var/www/html/(.*) %{ENV:USER_ROOT}/$1 [L,DPI]

        # impossibilite de lire la racine
        RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} ^/var/www/html/____data____/?$
        RewriteRule .* %{ENV:USER_ROOT} [L,DPI]

        # impossibilite de lire le repertoire d'un autre
        RewriteCond %{ENV:AUTHENTICATE_homeDirectory}|%{REQUEST_FILENAME} !^(.*?)\|/var/www/html/____data____/\1
        RewriteRule ^var/www/html/____data____/?[^/]*/?(.*) %{ENV:USER_ROOT}/$1 [L,DPI]
</Location>

<Directory /var/www/html/forbidden>
        deny from all
</Directory>

Note : et pour ceux qui voudraient vraiment faire du FTP avec apache il y a mod_ftp.

... désolé

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Résumé : gdisk /dev/sda

Le format GPT

Guid partition table est un format de partitionnement de disque.

Il ne faut pas confondre un format de partitionnement avec le formatage d'une partition avec système de fichier. Il y a de nombreux formats de système de fichier : ext4, swap, xfs ... Mais il n'existe que peu de format de partitionnement, les plus connus étant :

  • MBR : format utilisé par les premiers PC sous DOS et encore en usage sur la beaucoup de vos machines
  • disklabel : utilisé sur solaris et BSD
  • GPT : apparu récemment (il y a environ 15 ans) pour les besoins de l'itanium

Ce format a pour but de palier les différents problèmes de son prédécesseur direct le MBR :

  • stockage de la table en double et checksum du contenu : la table étant une structure très importante, on peut enfin se dire qu'on ne la perdra plus
  • stockage des offset en LBA sur 64 bits : on arrête de parler de CHS obsolètes depuis longtemps et on espère pouvoir tenir assez longtemps la croissance des tailles de disques : 9 milliards de téra octets avec des secteurs de 512 octets
  • on dépasse donc la limite des 2To supportés par le format MBR, si vous avez un disque de plus de 2Tio il est a peu près certain qu'il a déjà du GPT
  • tous les identifiants sont des UUID : garantis uniques, on peut en créer autant qu'on veut (2^128) et il y en a partout
  • la table fait au minimum 16kio : on n'a plus de question de table primaire/logique/étendue et on peut stocker au moins 128 partitions sans se poser de question
  • accessoirement on peut stocker des noms de partition directement dans la table

Attention, on stocke des adresses de secteur (LBA comme en MBR depuis un certain temps) et non d'octets, et la taille d'un secteur peut varier d'un disque à l'autre, il faut faire attention à ne pas copier les tables GPT trop littéralement.

GPT est indiqué comme nécessaire pour le support du boot sur EFI, bien qu'il soit théoriquement possible de faire sans.

Partitionner en GPT

Pour partitionner en GPT vous avez le choix entre deux familles d'outil :

  • parted et gparted
  • gdisk, sgdisk et cgdisk (remplaçants de la famille fdisk)

Le moins dangereux est de ne partitionner que vos nouveaux disques en GPT, mais il y a moyen de refaire la table de partition d'anciens disques s'il y a suffisament de place pour stocker la table GPT (16kio en début et en fin de disque plus le MBR). Si l'espace est disponible, c'est simple, il vous suffit de reporter les adresses de début et de fin de chaque partition du MBR vers le GPT.

Choix des partitions

Tout d'abord je vous recommande d'aligner vos partition sur 1Mio, le minimum recommandé étant de 4kio. Le minimum de 4ko s'explique par le fait que de plus en plus de disques ont des secteurs de 4ko, et si vos écritures ne sont pas alignées sur 4kio vous allez voir vos performances dégringoler.

Il faut ajouter que de plus en plus de disques sont des SSD. Les SSD ont des pages sur lesquelles il est aussi intéressant de se caler et elles peuvent aller jusqu'à 1Mio.

Donc ne vous posez plus la question et prenez la valeur par défaut de l'outil qui aligne sur le Mio.

  1. Si vous avez un boot sur EFI, vous devez faire une partition EFI (type ESP), ne soyez pas radin, mettez-y au moins 100Mo
  2. Si vous avez un boot sur un BIOS d'origine, il est conseillé de faire une partition de type bios. Certaines personnes indiquent que celle-ci est indispensable car GPT ne laisse pas de place caché pour le bootloader. C'est faux puisqu'il suffit d'aligner les partitions pour faire apparaître de la place. Mais puisqu'on en en est à faire des trucs propres, profitez-en pour faire ce qui aurait du être fait depuis très longtemps et faites de la place pour stocker un bon grub2 avec tous ses modules (1Mo)
  3. Si vous voulez permettre l'hibernation de votre machine (ou si vous avez peu de ram) n'oubliez pas d'inclure une partition de swap.
  4. Pensez à séparer système et données sur deux partitions différentes. La partition de données est naturellement /home pour une particulier, mais sur un serveur c'est plus flou : /var /srv /home sont des répertoire de données.

Compatibilité MBR

Dans la notion de MBR (un unique secteur de 512 octets) il faut différencier le code et la table des partitions.

Si vous utilisez un BIOS classique, le code du MBR restera le même (grub/lilo/boot windows ...).

Si vous utilisez EFI, le code du MBR peut être vide (ce que fait en général gdisk), mais il peut être intéressant de mettre un code fonctionnel avec un avertissement.

La table des partitions du MBR doit elle être protégée pour éviter à un outil d'édition de cette table de tenter d'y faire des modifications et d'effacer vos précieuses données. C'est pour cela qu'on y inscrit un "protective MBR" qui indique que le disque est entièrement utilisé par une partition unique de type GPT.

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Résumé : ip link add link eth0 vlan1 type vlan id 1

Je suis de retour !

Désolé pour le lag ... mais je réponds aux commentaires.

Problème

Aujourd'hui, un problème qu'on m'a posé récemment. Comment faire lorsqu'on a un parc de box (routeur wifi, machine embarquée, ...) et qu'on veut pouvoir à tout moment se connecter physiquement sur son port ethernet et la configurer en utilisant ip (par ssh, snmp ...).

La première solution est d'avoir une configuration réseau immuable sur ces machines ET de répertorier d'une façon ou d'une autre un identifiant unique pour chacune de ces machines qu'on peut alors faire correspondre à une ip. C'est assez contraignant et ça impacte fortement la configuration réseau des machines. Ça risque de nous empêcher de réutiliser ce port pour communiquer dans un réseau existant le reste du temps.

La deuxième solution serait d'utiliser un protocole type zeroconf pour configurer automatiquement le réseau lorsqu'on se branche, l'inconvénient est de réussir à le désactiver lorsque la machine se retrouve dans son réseau de destination qui n'utilise pas nécessairement zeroconf tout en le gardant actif pour le configurateur.

Je vous propose donc une solution différente : l'ip unique. Toutes les machines à configurer ont la même IP. C'est bien beau me direz-vous, mais comment fait-on pour éviter les conflits sur le réseau de destination ? Et comment fait-on pour que ces machines communiquent ensemble ?

C'est tout simple, on met cette IP sur un vlan prédéfini. Ainsi vous n'avez plus aucune contrainte sur la configuration réseau de l'appareil. Ce peut être une box en bridge ou en routeur, une machine physique avec un routage complexe, ou une machine configurée en dhcp.

Solution pour linux

Pour ajouter une interface réseau virtuelle associée à un vlan :

# le vlan 1 sur l'interface eth0 sera dans l'interface virtuelle vlan1 
$ ip link add link eth0 vlan1 type vlan id 1 

# ou, pour ceux qui n'aiment pas le couteau suisse, ip, il y a l'outil d'origine
$ vconfig add eth0 1 # pas le choix, l'interface s'appellera nécessairement eth0.1

Et il suffit de lui configurer une ip choisie en dur et c'est fini, vous pouvez mettre n'importe quelle configuration pour eth0 ...

$ ip addr add 192.168.254.254/28 dev eth0.1

Pour faire ceci en statique, sur une debian like il faut modifier /etc/network/interfaces en nommant l'interface à configurer eth0.1 Pour les redhat like il faut créer le fichier /etc/sysconfig/network-script/ifcfg-eth0.1

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Résumé : ntp.conf ; fudge

Pour vérifier le bon fonctionnement de votre démon ntp, vous êtes amené à taper la commande suivante qui liste les source de temps utilisées :

$ ntpdc -p

Cette commande met une étoile face à la source de référence utilisée pour la synchronisation. Le choix se fait entre autre en fonction du stratum de la source. Je rappelle que les serveurs NTP disposant d'une source de temps matérielle fiable (horloge atomique) ont pour stratum 1. Ceux qui se synchronisent sur eux, 2, et ainsi de suite.

Étant donné qu'il y a un grand nombre de serveurs publics de strate 2 et 3, vous devriez avoir accès à des serveurs de strate 4, ou au pire 5. Mais si le serveur a une strate plus élevée, il se peut que l'horloge choisie ne soit plus le serveur, mais l'horloge locale qui a une strate définie par défaut à 5 sur certaine distributions.

Et là c'est le drame, vous n'êtes plus synchronisés !

Pour résoudre ce problème, il y a plusieurs méthodes, se résumant toutes en la configuration des serveurs de temps :

# ntp.conf

# mettre l'option prefer sur le serveur voulu
serveur xxx.com prefer
# réduire la strate du serveur
fudge xxx.com stratum 4

# augmenter la strate de l'horloge locale
# 127.127 pour les horloges non réseau
# 1.0 pour l'horloge système
fudge 127.127.1.0 stratum 10

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Résumé : vlock; vlock -ns

Vous avez vu apparaître dans l'article sur tmux, un petit outil pour verrouiller le terminal, il s'appelle vlock.

Son unique fonctionnalité est le locker un terminal et de demander un mot de passe pour être débloqué.

Mine de rien ça lui fait quand même deux cas d'usage :

  • bloquer l'accès physique à une machine
  • bloquer l'accès virtuel à un shell

Virtuel

Avec la commande suivante :

$ vlock

Vous bloquez votre terminal en cours, et seul un mot de passe peut le débloquer. C'est utile essentiellement lorsque vous êtes connecté en ssh à distance sur une machine.

Physique

L'option -a permet de locker toutes les consoles locales (ctrl-alt-Fx, ou alt-Fx), en pratique il locke la console en cours et empêche d'en changer. Il faut donc déjà être sur une console locale.

Si vous êtes sur X, vous êtes aussi sur une console locale (remarquez le ctrl-F7 pour y aller). Mais le shell qui va lancer votre commande ne l'est pas, il est dans le terminal virtuel de xterm, rxvt, konsole et consorts. Pour locker toutes les consoles, il faut donc utiliser l'option -n qui ouvre une nouvelle console (avec openvt) avant de continuer avec l'option -a.

Enfin notez que l'utilisateur local a en général accès aux magic keys, et une de ces magic keys sert justement à tuer le processus en avant plan (alt-sysrq-k), par exemple pour garantir qu'il n'y a pas de keylogger. Si vous ne voulez pas vous faire tuer votre session par cette combinaison de touche vous pouvez utiliser l'option -s. C'est là qu'on voit que cette combinaison nommé SAK n'est pas si sécurisée que ça puisqu'elle peut être désactivée...

Donc je résume :

# en tant qu'utilisateur normal et seulement depuis une console texte
$ vlock -a
# en tant que root
$ vlock -sn

Quand le lancer

Et c'est là qu'est la difficulté, en toute logique le lancement doit se faire par le processus qui dispose du terminal à un instant donné, surtout dans le cas de blocage du terminal virtuel. La bonne solution est de le lancer après un certain temps d'inactivité, et seule l'application peut savoir quand le lancer. C'est donc à vous de trouver les settings spécifiques à l'application pour le faire.

Mon article précédent indique comment faire pour tmux, malheureusement je n'ai pas trouvé de solution pour bash qui ne propose que la variable TMOUT qui termine complètement le shell.

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Résumé : tmux

Aujourd'hui tout le monde connaît et utilise screen. Miracle de la technologie, il permet de survivre aux déconnexions, de lancer des commandes longues sans avoir peur, de faire passer tous ses shells dans une seule connexion et on le trouve souvent associé à l'indémodable irssi.

Comme vous le savez peut-être screen n'est plus maintenu. Ayant un code un difficile à lire et à maintenir, des développeurs ont choisi lui faire un concurrent plutôt que de le reprendre.

Ce concurrent se nomme tmux. Il dispose de la plupart des fonctionnalités de screen et d'autres en plus. Comme vous le verrez, votre problème sera essentiellement de vous adapter aux nouveaux raccourcis. Pour le reste c'est tout bon.

Tmux dispose de presque toutes les fonctionnalités de screen sauf la communication par port série (rapport choucroute, toussa).

Commençons par le lancement :

# lancer un nouveau multiplexeur
$ screen 
$ tmux
# s'attacher à un multiplexeur existant 
$ screen -d -r
$ tmux attach

Les raccourcis :

  • Nouvelle fenêtre
    • screen : ctrl-a ctrl-c
    • tmux : ctrl-b c
  • Se détacher :
    • screen : ctrl-a d
    • tmux : ctrl-b d
  • Passer à la fenêtre suivante
    • screen : ctrl-a <espace>
    • tmux : ctrl-b n

Je dois dire que ça y est je suis passé entièrement à tmux, le mélange ctrl-a ctrl-b entre screen et tmux commençait à être difficile. A propos d'adaptation, j'ai eu une seule difficulté c'est de m'habituer au nouveau scrollback. Il n'est pas possible de le faire à la souris, comme dans screen avec l'astuce du termcapinfo. Remarquez, c'est plus propre car du coup il n'y a pas de mélange des bufffer de scrollback entre les différents terminaux. Donc la méthode propre dans tmux c'est ctrl-b suivi de pgUp et là vous êtes en mode copy (qui permet entre autre le scrollback), vous pouvez alors naviguer avec pgUp, pgDown ou les touches directionnelles. Et pour Revenir au mode normal, Esc tout simplement.

Dans un prochain article nous verrons comment changer la configuration de tmux, même si les valeurs par défaut sont plutôt bonnes.

Niveau :      
Résumé : ngrep

I'm back ! Ça faisait longtemps ! Vous m'avez manqué.

J'ai quelques petits articles pour vous. Oui c'est vraiment la reprise, même si c'est pas encore du triple A.

Aujourd'hui ngrep. Ngrep est un pote de tcpdump, il sait utiliser les mêmes filtres que tcpdump et stocker les paquets dans un format pcap lisible par wireshark si besoin. Mais son intérêt principal est qu'il sait matcher le contenu des paquets.

Là où en tcpdump vous feriez :

$ tcpdump host 10.0.0.1 and port 80

Vous pouvez utiliser ngrep récupérer un paquet particulier :

$ ngrep 'GET' 'host 10.0.0.1 and port 80'

Dans les options les plus utiles on trouve :

  • -O pour sauvegarder les paquets et les analyser ensuite, par exemple avec wireshark
  • -x pour dumper la version hexadécimale du paquet (pratique pour un protocole binaire)
  • -X pour matcher sur la version hexadécimale du paquet (pratique pour un protocole binaire)
  • -K1 pour tuer la connexion en envoyant un paquet RST à la source du paquet en question (pas de garantie 100% avec cette méthode :)

Et un exemple pour la route pour couper la connexion de celui qui dirait du mal de vous sur un serveur irc :

$ ngrep -K1 'peck sux' 'dst 10.0.0.1 and dst port 6667'