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Linux Attitude

Le libre est un état d'esprit

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Archive for May, 2010

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Résumé : Raid 10, raid 0+1, raid 5, raid 6

Lorsqu'on parle de redondance, de haute disponibilité et de disque, on parle de Raid. J'en ai déjà parlé

Voici un petit aperçu des différents types de RAID, le but est ici de trouver les qualités de chacun. Un tableau final récapitule les avantage et les inconvénients qu'il y a à choisir un type de raid donné.

Jbod

Just a bunch of disk, ce n'est pas un raid, le choix de ceux qui veulent pouvoir ajouter des disques bout à bout sans gain de performance.

Contrairement au raid 0 il a un avantage, la perte d'un disque n'empêche pas la récupération des données sur les disques restants par un outil de récupération tel que photorec. En effet, comme les disques sont simplement mis bouts à bout, la plupart des fichiers tiennent intégralement sur un seul des disques. Il est donc possible d'en récupérer le contenu après un crash.

Le jbod se fait avec du LVM sans striping ou avec le driver linear de md.

Raid 0

Le choix de ceux qui veulent des performances.

Chaque disque est découpé en bande (stripe) et les bandes sont entrelacées pour donner le disque final. Ce qui donne un gain de performance appréciable puisque les disque peuvent être lus simultanément, même pendant la lecture d'un gros fichier. Et ils peuvent être écrits simultanément pendant les écritures.

Le raid 0 peut être matériel, logiciel avec le driver md de linux ou logiciel avec LVM (avec striping)


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Résumé :

Aujourd'hui un thème un peu polémique mais pas trop quand même.

Le XML est un descendant du SGML. C'est un format structuré de données comme l'est l'ASN1 ou le LDIF.

Tous ces formats ont été inventés dans une seule optique : être facile à parser par une machine. Et pourtant quand on voit les subtilités du XML et les difficultés à faire un parseur, on peut avoir des doutes... Mais de ce fait ils sont peu lisibles.

Ne vous méprenez pas, le XML a tout à fait sa place dans les échange de données, dans la communication entre machines. Le format est bien défini et fonctionne quel que soit le type de machine. Il est d'ailleurs très utilisé car on trouve des parseurs partout, dans presque tous les langages, et dans presque tous les frameworks.

Mais à force d'en user on en abuse.

Non le XML n'est PAS fait pour les humains ! Le xml n'est pas à sa place dans les fichiers de configuration, à moins que vous n'ayez pour objectif que l'utilisateur ne touche jamais à ces fichiers et que vous ayez le temps de développer une interface entre l'utilisateur et la modification (texte ? graphique ? sonore ?).

Le XML est pratique car il permet au développeur d'éviter l'usage de protocoles binaires incompréhensibles et mal parsés entre deux applications. Il est pratique car un autre développeur peut lire ce protocole sans l'avoir appris. Mais vous remarquerez que je ne parle que de développeurs, pas d'utilisateurs.

Alors par pitié arrêtez le XML dans les fichiers destinés aux HUMAINS. Il existe bien d'autres formats ayant des parseurs et tout aussi lisibles :

Mieux, il existe LUA qui vous permet à la fois d'avoir un fichier de configuration simple et lisible, mais qui en plus autorise l'utilisateur à faire des choses que vous n'auriez pas prévu, comme des configuration conditionnelles !

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Résumé :

Maintenant que nous savons nous servir d'un interpréteur postscript, nous allons pouvoir développer. Postscript est un langage complet au sens de Turing. C'est à dire qu'on peut tout faire avec, même faire décoller une fusée. Mais bon, avant d'en arriver là, on va essayer de faire quelque chose d'utile.

Pour vous présenter le langage, je vous propose un exemple basé sur la fourmi de Langton. C'est une fourmi qui a ceci de particulier qu'elle ne sait que tourner. Son univers ressemble beaucoup à celui du jeu de la vie, c'est-à-dire une grille infinie de cases noires ou blanches. Lorsque la fourmi est sur une case noire, elle tourne à droite, lorsqu'elle est sur une case blanche, elle tourne à gauche. De plus elle inverse la couleur de la case sur laquelle elle se trouve.

Le concept est assez simple, et lorsqu'on lance la fourmi sur une grille blanche, son comportement a l'air aléatoire. Et pourtant au bout d'un moment elle fabrique ce qui ressemble à une autoroute.

Tout ça pour dire que le postscript c'est bien. C'est un langage à pile, qui fonctionne en notation inversée. Les possesseurs de HP48 et amateurs de RPL y retrouveront leurs petits (ou de vieux souvenirs). Les développeurs forth (faite sous savoir si vous êtes dans la salle) apprécieront aussi probablement.

La base

Les commentaires

Toute ligne commençant par un % est un commentaire. Exemple :

% Rien

Les commandes

Les commandes sont des mots simples. Étant donné la notation inversée, la commande se trouve après ses arguments. Par exemple une addition :

5 9 add

A cette notation est associée une pile. 5 pose 5 sur la pile, 9 pose 9 sur la pile, add retire les 2 derniers éléments (donc 9 et 5) puis additionne et repose le résultat sur la pile. D'où la représentation de la pile :

    %avant la ligne de commande
5   % 5 
5 9 % 9
    %pendant le add (invisible)
14  % après le add 

Les commandes peuvent être séparées par des espaces ou des retours à la ligne.


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