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Linux Attitude

Le libre est un état d'esprit

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Archive for November, 2008

Niveau :      
Résumé : grub ; noyau ; multiboot ; mandelbrot

Suite à de précédentes bidouilles, on veut faire mieux.

Multiboot

Donc grub peut booter plusieurs formats, l'un d'entre eux est le multiboot, un format de fichier bootable défini par les développeurs de grub espérant qu'il soit adopté par différentes distributions. Il souffre d'un certain nombre de faiblesses et n'est pas encore vraiment un standard. D'autant que grub lui-même ne supporte pas encore complètement la spécification pourtant très courte. Si vous ne voulez pas lire toute la spécification, allez directement au chapitre 4 où on trouve un code d'exemple prêt à compiler pour vous lancer dans le développement.

Vous trouverez un autre exemple chez quelqu'un qui s'est amusé à coder un space invaders bootable directement à partir de la spécification multiboot.

Alors c'est parti, reprenons notre projet précédent. Faites attention, le processeur est dans un état particulier lorsqu'on vous laisse la main (lisez le chapitre 3.2), à vous de vous en accommoder.

Mode graphique

Tout d'abord on voudrait changer le mode graphique, et si possible pour mieux que la première fois. Pour cela, on va utiliser le standard vesa 2.0 qui standardise des modes avec une plus grande définition et qui ajoute de nouvelles fonctions au bios pour manipuler la carte.

Choisissons le mode 0x118 (1024x768x24) avec 16 millions de couleurs. Plus besoin de gérer un palette puisqu'on écrit directement les couleurs RGB à utiliser pour le pixel. On aura tout de même une fonction de palette puisqu'on n'utilise qu'un petit nombre de couleurs placées sur une échelle.

Le problème c'est que vesa n'a pas prévu qu'on puisse appeler les fonctions de la carte en mode protégé sans passer au moins une fois par une interruption en mode réel. Multiboot est bien gentil, il a prévu le cas, malheureusement, grub n'implémente pas les fonctions qu'il devrait pour le faire pour nous. Un patch est disponible pour ceux qui voudrait quand même cette fonctionnalité.


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Résumé : grub ; noyau ; mandelbrot

Vous souvenez-vous du bon vieux temps ? Je vous parle du temps de l'autoexec.bat et des driver de quelques ko, le temps où on écrivait directement en mémoire vidéo, le temps de l'assembleur, du mode réel et des interruptions.

Hé bien cette époque bien que révolue nous a laissé des traces. Il est toujours possible de coder sans noyau, de faire son propre noyau, de se passer de système d'exploitation ou de booter directement sur une application en quelques secondes.

Boot loader

Choisissons un bootloader, grub par exemple, nous allons lui demander de lancer notre programme. Avec grub il existe plusieurs méthodes pour charger un os, entre autres :

  • Chainloader charge 512 octets, met le processeur en mode en mode réel, tel qu'il serait après le passage du bios. Pratique pour partir de zéro, mais 512 octet c'est un peu petit et nous n'avons pas vraiment envie de gérer le chargement de fichier sur le disque en plus.
  • Linux charge un noyau au format zimage ou bzimage et lui passe le contrôle en mode réel 16 bits. Il est possible de charger des fichiers de plusieurs méga avec le format bzimage.
  • Multiboot charge un noyau au format multiboot et lui passe le contrôle en mode protégé 32 bits après un certain nombre d'initialisations. On utilisera cette méthode une prochaine fois.

zImage

On commence par une solution simple à mettre en place, un exécutable au format zImage. Le format est décrit dans la documentation des sources du noyau linux : /usr/src/linux-2.X.XX/Documentation/i386/boot.txt. C'est dans ce format que nous allons développer un binaire bootable directement.

Le bootloader (grub) lit l'en-tête du fichier zImage puis pose la première section (attention, taille limitée à quelques dizaines de ko) à l'adresse 0x90000, Ensuite, il lit le reste du fichier et le place en 0x1000 (pour une zImage, limitée à 512ko) ou en 0x100000 (pour une bzImage). Ensuite, dans le cas de linux, le noyau s'amuse à redéplacer tout ça selon un processus plus ou moins compliqué décrit ici et ici. Attention, ne prenez pas ces documents pour argent comptant, ils sont un peu dépassés. En pratique nous n'irons pas si loin puisque nous resterons en mode réel et que 512ko nous seront largement suffisant (640Ko ça devrait suffire pour tout le monde !).

Nous allons donc faire simple et récupérer le code de boot de linux pour lancer notre petit projet. Le fichier qui contient le code de lancement ainsi que les en-têtes qui vont bien s'appelle header.S.

Attention, il est écrit en assembleur GNU (gas), celui-ci diffère beaucoup de l'assembleur intel. Le point le plus important est que les arguments sont inversés (source puis destination). header.S Apportons quelques modifications au fichier pour qu'il corresponde à nos besoins :


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