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Linux Attitude

Le libre est un état d'esprit

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Archive for September, 2008

Niveau :      
Résumé : pv ; vg ; lv

LVM : Logical Volume Management. C'est un système qui permet de mixer une ou plusieurs partitions pour en faire un ou plusieurs périphériques de blocs. À quoi cela peut-il bien servir ? C'est tout d'abord une question de flexibilité. Imaginez pouvoir agrandir ou réduire une partition facilement, parfois même sans démonter le système de fichier. Imaginez pouvoir agrandir une partition de façon à ce qu'elle tienne sur 2 disques. LVM apporte aussi d'autres fonctionnalités que nous verrons un peu plus tard.

Un dessin valant mieux qu'un long article, voici le principe de fonctionnement de LVM :

Fonctionnement de LVM

Donc à la première ligne vous prenez des partitions que vous transformez en pv (physical volume) :

$ pvcreate /dev/sda2
$ pvcreate /dev/sda4
$ pvcreate /dev/sdb1
# on verifie qu'ils sont reconnus
$ pvdisplay

Ensuite vous les regroupez dans un vg (volume group) :

# note : permettez-vous de choisir un nom plus explicite que vg0
$ vgcreate vg0 /dev/sda2 /dev/sda4 /dev/sdb1
# on vérifie qu'il est reconnu
$ vgdisplay

Et enfin vous redécoupez celui-ci en différents lv (logical volume) :

# note : permettez-vous de choisir un nom plus explicite que lv0
$ lvcreate -L 10G -n lv0 vg0
$ lvcreate -l 100%FREE -n lv1 vg0
# on vérifie qu'ils sont reconnus
$ lvdisplay

Notez au passage qu'il y a de nombreux moyens de spécifier la taille du volume (en taille absolue ou en pourcentage du total ou de l'espace libre).

Voila, on peut maintenant utiliser nos lv comme des partitions normales :

$ mke2fs -j /dev/vg0/lv0
$ mount /dev/vg0/lv0 /mnt

Enfin, il faut tout de même faire attention si on veut l'utiliser pour la partition /. En effet, le noyau ne scanne pas de lui-même les partitions lvm, ce sont les utilitaires pvscan, vgscan et vgchange qui doivent être appelés pour les activer. Ils le sont automatiquement par votre distribution, mais il faut disposer d'un / pour les avoir. Donc si vous voulez une racine en lvm, il vous faudra nécessairement un initrd (c'est le cas par défaut pour la plupart des distributions).

D'autre part pour une bonne détection au démarrage, fixez le type de vos partitions à "Linux LVM", (0x8E). Par exemple avec cfdisk.

$ cfdisk /dev/sda

Dans un prochain article nous verrons les fonctionnalités excitantes : redimensionement , snapshot, raid 0, raid 1 ...

En attendant, la référence se trouve sur le LVM howto

Niveau :      
Résumé : irssi

Je vous l'ai déjà présenté, irssi est LE système de communication du futur (enfin du passé, mais il est là pour longtemps).

Donc aujourd'hui quelques astuces pour irssi.

WJOIN

Tout d'abord un truc rigolo, il est possible d'avoir plusieurs canaux mélangés dans la même fenêtre avec la commande /WJOIN les conversations deviennent rapidement le bazar, mais c'est jouable pour des canaux proches ou pour des schizophrènes. Pour parler sur un canal ou sur l'autre : ctrl-x

Proxy

Maintenant parlons d'une fonctionnalité top moumoute : la possibilité d'avoir un irssi qui fasse proxy pour un autre. Vous pouvez par exemple vous en servir pour être connecté sur 2 machines simultanément sans avoir besoin pour autant de 2 nicks.

Pour cela rien de plus simple, sur la machine qui servira de proxy, une fois connecté normalement en tant que votre utilisateur habituel sur votre réseau habituel :

/LOAD proxy
/SET irssiproxy_password toto
/SET irssiproxy_ports mynet=1234

Ne dites pas à tout le monde que vous utilisez toto comme mot de passe et ouvrez votre firewall sur le port 1234, vous venez de rendre disponible à une autre machine votre connexion au réseau mynet.

Maintenant sur l'irssi client :

/SERVER mamachine.monet.net 1234 toto

Vous pouvez remplacer SERVER par CONNECT, cela ne changera rien vous serez connecté au proxy et tout ce qui se passera sur le proxy se passera aussi sur le client. Notez que tout se passe correctement dans les 2 sens. Vous pouvez communiquer indifféremment à travers le premier irssi ou à travers le 2e. La différence se trouve dans un léger lag qui apparaît sur le 2e (logique, le message doit traverser une machine supplémentaire).

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Résumé : sauvegarde, archivage, SSL, sécurité, hacker, pirate, stabilité

Sauvegarde et archivage

L'archivage, c'est stocker des données de manière plus ou moins définitives dans le but de pouvoir les relire dans un avenir plus ou moins lointain. Exemples : les logs d'accès, le contenu d'un site à certaines dates, la documentation ...

La sauvegarde, c'est stocker des données dans le but de le récupérer dans un avenir proche en cas de problème. Exemples : le système, les données du serveur, les bases de données ...

Ce qui veut dire qu'une archive doit être stockée sur un média durable. De plus une archive n'as pas nécessairement besoin d'être stockée sur un média réinscriptible contrairement à la sauvegarde. Une sauvegarde doit être disponible très rapidement pour permettre un rétablissement rapide de la situation.

SSL et sécurité

SSL sert à sécuriser une communication. ce n'est pas parce que vous utiliserez SSL que votre application pourra être dite sécurisée. La communication ne pourra pas être lue ou modifiée sou certaines conditions (vérification du certificat). Mais rien n'empêche votre application d'être trouée de bugs ou même votre serveur de se faire pirater.

Pirate et hacker

Un hacker, c'est un bidouilleur, un passionné dans un domaine comme l'informatique ou l'électronique. Un hacker peut être bon ou mauvais. Mais de par sa passion il a plus souvent tendance à être bon, contrairement à ce que la presse informatique cherche régulièrement à nous faire croire. Je vous invite à lire le manifeste du hacker ou sa traduction française pour mieux comprendre comment pensent les hacker.

Un pirate c'est un marin qui attaque les bateaux pour son propre profit.

Stabilité et stabilité

Celle-ci est plus difficile. Il existe plusieurs sortes de stabilité. La stabilité peut qualifier la stabilité de du code, c'est-à-dire son peu de changement. C'est grâce à ce genre de stabilité qu'un code valide reste un code valide dont le nombre de bug n'augmente jamais, mais ca ne veut pas dire qu'il est nul. C'est à cette stabilité qu'on pense lorsqu'on parle de la stabilité de Debian.

Mais il existe aussi ce qu'on appelle la stabilité du système. Il s'agit de qualifier le nombre de "plantages", ou plutôt de bugs graves. C'est à cette stabilité que l'on pense lorsqu'on dit que Windows n'est pas stable.

Notez qu'en général ces deux formes de stabilité s'opposent. En effet, un code stable a tendance à conserver ses bugs, alors qu'un code dont les bugs sont régulièrement corrigés évolue aussi en général beaucoup.