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Linux Attitude

Le libre est un état d'esprit

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Catégorie : Sysadmin

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Résumé : /proc/<pid>

Les processus comme je l'ai déjà décrit, forment une grande famille.

La famille processus


Dans la famille processus je voudrais le père

Les processus se reproduisent par fork (Mitose en français). Ce qui veut dire qu'à la genèse il n'y avait qu'un processus que nous ne nommerons pas Adam mais init.

Tous les processus possèdent un identifiant (pid) ainsi qu'un identifiant de processus parent (ppid) permettant de les repérer dans un arbre généalogique (pstree).

Comment reconnait-on le père du fils lors du fork d'un processus ? Uniquement par le code de retour de la méthode fork qui vaut 0 pour le fils et donne le pid du fils au père. En dehors de cela les 2 processus sont rigoureusement identiques.

Dans la famille processus je voudrais la mère

Désolé, il n'y a pas de femme chez les processus, la reproduction est asexuée, mais c'est une idée à creuser ...

Dans la famille processus je voudrais le fils

Lorsqu'un processus forke, en général le père poursuit sa vie comme si de rien n'était, par contre le fils va muter. La mutation génétique chez les processus est bien plus violente que chez les êtres vivants. En effet, le code (l'ADN en français) est intégralement relu et remplacé depuis un nouveau fichier sur le disque. C'est ce qu'on appelle un exec.

Il existe quelques cas de processus qui ne fonctionnent pas comme ceci, mais qui laissent leur père mourir (ingrats !) et qui prennent leur place. C'est le cas des démons (un parricide est-il un démon ?) dont le but est de devenir indépendants (émancipés) et ne plus avoir de problèmes d'adolescence (le tty du père) ou de famille (le groupe de processus).

Dans la famille processus je voudrais le grand-père

Lorsqu'un processus meurt, sa dépouille est remise à son père. Elle est essentiellement constituée de son code de retour.

Lorsque le père est déjà mort, c'est le doyen qui a la charge de récupérer le code de retour, par exemple avec la méthode wait.


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Résumé : script, scriptreplay

Vous voulez préparer un cours ou une présentation à base de ligne de commande, espionner quelqu'un ... ?

Ça vous ennuie de taper les commandes en direct ?

J'ai la solution : script.

Script

Script est une commande qui crée un faux terminal virtuel et duplique tout ce qui s'y passe dans un fichier typescript.

Exemple :

$ script
# on est ici dans un terminal
$ echo coucou
> coucou
$ exit
# on est sorti du terminal
$ cat typescript
> $ echo coucou
> coucou
> $ exit

Dit comme ça, ça ne semble pas très utiles mais 2 choses vont tout changer. La première c'est que script fait un vrai terminal virtuel et pas seulement une redirection, ce qui veut dire que contrairement aux pipe (|) et autres redirections (>), il est capable d'enregistrer ce qui va sur le terminal (Il est important de savoir faire la différence entre le terminal et stdout).

Exemple : la commande time. Cette commande écrit le temps d'exécution directement sur le terminal et pas dans la sortie standard, on ne peut donc pas la récupérer facilement, script le peut.


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Résumé : housing, server hosting, vps, web hosting

Petite fiche technique pour ne pas se perdre dans le monde de l'hébergement :

Housing

C'est le même terme en français, on dit aussi colocation, il désigne en général la fourniture de l'espace dans une armoire, du réseau et de l'électricité et c'est tout.

Pourtant c'est en général l'offre la plus chère car la plus lourde à gérer pour l'hébergeur. C'est plutôt destiné aux entreprises qui ont leur propre matériel et/ou dont l'activité sera de revendre l'accès à leur propre matériel.

Server hosting

Ou serveur dédié en français. Pratique pour une PME, ce concept permet à un sysadmin ou une petite boite d'avoir un ou des serveurs qu'elle gère entièrement, sans contraintes mais aussi sans avoir à gérer la redondance électrique ou la redondance du réseau.

On a en général une bien meilleure disponibilité et un bien meilleur débit qu'un serveur hébergé chez soi. Donc valable dès qu'on offre des services à l'extérieur. De plus on ne s'embête plus avec les matériel et ses pannes ou presque.

VPS

Ou serveur virtuel en français. C'est une machine virtuelle sur laquelle vous avez tout pouvoir (root) mais située sur une machine physique partagée avec d'autres clients.

Cela permet de faire des machines très peu chères en contrepartie d'une absence de garantie de performances.

A noter qu'OVH a sorti un produit intermédiaire entre le vps et le dédié nommé RPS. Il s'agit d'un dédié léger mais dont le disque est partagé sur le réseau.


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Résumé : apache, virtualhost, configuration

Que se passe-t-il lorsqu'apache reçoit une requête ?

La question peut paraître anodine jusqu'à ce qu'on ait à écrire un fichier de configuration un peu complexe. Il faut alors avoir une idée de l'ordre dans lequel les opérations sont effectuées.

Commençons par un aperçu rapide :
-> récupération du virtualhost concerné
-> récupération de la partie requête
-> rewrite rules et redirect
-> alias et réécriture de la requête nom de fichier
-> traitement par <directory>, <directorymatch>, .htaccess, <files>, <filesmatch>, <location> et <locationmatch>
-> droits d'accès
-> traitement du fichier en fonction de son type.

Ouf c'est long ! Comme cet article, alors prenez votre temps ...

Traitement de l'URL

Pour chaque requête, apache relit sa configuration (en fait il récupère la version parsée en mémoire). Ensuite il parcourt les éléments dans l'ordre, les compile en une seule conf puis la utilise cette conf spécifiquement pour cette requête.

Virtualhost

Bon ca c'est facile, on se base sur les ServerName définis dans les <virtualhost>. Si on n'en trouve pas, on cherche dans les ServerAlias, si on n'en trouve pas on cherche encore, mais cette fois avec les wildcard (*.mondomaine.com), si on ne trouve toujours pas, on prend le premier </virtualhost><virtualhost> qui a été dacléré. Et enfin s'il n'y a pas de virtualhost, on prend le DocumentRoot défini à la racine du serveur apache lui-même.

Voilà on a trouvé le virtualhost, maintenant on prend la requête, qui est la partie située à droite de l'URL après l'hôte et le port.


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Résumé :

Aujourd'hui les disques atteignent des limites qui n'avaient pas été prévues lorsqu'on les fabriquait comme des machines à laver (notez que le premier disque tournait déjà à 3600 tours par minute.

Les disques ont d'abord été adressés au format cylindre, tête, secteur (CHS), puis au format LBA. Les différentes limites ont évolué en fonctions de la taille du bus d'adressage.

Limites

Aujourd'hui on rencontre encore plusieurs limites. Tout d'abord au niveau logiciel, les partitions qui prévoyaient un adressage linéaire sur 32 bits des secteurs trouvent une limite à 2To (2^32 * 512).

Aujourd'hui au niveau du disque lui-même, les fabricants qui stockaient les informations de redondance et de structure du disque sur chaque secteur commencent à trouver cet espace très restreint.

Aujourd'hui les disques sont tellement gros que la lecture d'un disque entier est extrêmement longue, une erreur dans un fichier et la récupération du système de fichier devient une opération très lourde.

Aujourd'hui les disques sont tellement gros que la restauration d'un disque dans un raid prends un temps énorme, au point qu'il est possible d'avoir une seconde défaillance pendant ce temps.

Aujourd'hui les disques normaux sont tellement gros qu'on utilise le même disque pour plusieurs machines.

Aujourd'hui les disques sont tellement petits qu'on en utilise plusieurs par machine.

Avec tous ces problèmes, on voit beaucoup de choses évoluer.

RAID 6+1

Les disques étant de plus en plus lents et de plus en plus gros, on est déjà passé du raid5 au raid6 pour éviter les problèmes de lenteur lorsqu'un disque manquait, on envisage d'ajouter un nouveau disque de redondance pour éviter le cas où un 2e disque grille pendant la restauration du premier.

SAN

Maintenant tout le monde a un NAS chez lui, mais les serveurs utilisent des SANs qui se partagent sur des interfaces réseau standard et plus seulement SCSI ou Fiber Channel. Le iSCSI, le AoE ainsi que d'autres protocoles permettent d'accéder à ces périphériques de façon transparente et sans matériel supplémentaire.

GPT

Les disques atteignent couramment une taille de 2To. Le format de partition actuel ne permet pas d'utiliser le disque au delà de cette taille. Il devient donc rapidement obligatoire de passer au format GPT. Ceci implique des modifications dans le bios et dans le système d'exploitation.

Secteur 4k

Les secteurs de 512 octets devenant petit, on commence à fabriquer des disques ayant des secteurs de 4ko. Cela permettra une plus grande capacité, de meilleures performances, mais implique aussi des changements au niveau du bios et de système d'exploitation (très lourd cette fois). Quelques références et solutions.

Filesystem

Toutes ces fonctionnalités nouvelles peuvent êtres prises en compte au niveau du système de fichier pour permettre des fonctionnalités sympathiques. Le snapshot fréquent voir continu, l'utilisation de plusieurs disques locaux voire distants, la vérification d'intégrité en live, la récupération d'une perte sans downtime, la possibilité d'utiliser des disques d'une taille quasiment infinie pour notre époque, l'usage d'un même filesystem par plusieurs machines ...

Tout ceci n'était qu'un aperçu qui je l'espère vous donnera envie de connaître les nouvelles technologies à venir.

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Résumé : ssh qemu-system -hda /dev/sda

Supposons que vous administriez une machine distante. Vous n'avez pas d'accès physique à cette machine. C'est ennuyant puisque vous venez de changer la configuration de votre bootloader.

Comment faire pour rebooter tout en garantissant que ca va marcher ?

Hé bien j'ai la solution qui vous permettra de tester ce boot avant de rebooter : qemu.

Préparer les disques

Il nous faut des disques en lecture seule pour éviter que le boot de la machine virtuelle n'écrive sur un disque en cours d'utilisation. Donc pour chacun de vos disques physique :

$ cp -a /dev/sda /root/sda
$ chmod 440 /root/sda

Ainsi nous avons des disques garantis en lecture seule.


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Résumé : Raid 10, raid 0+1, raid 5, raid 6

Lorsqu'on parle de redondance, de haute disponibilité et de disque, on parle de Raid. J'en ai déjà parlé

Voici un petit aperçu des différents types de RAID, le but est ici de trouver les qualités de chacun. Un tableau final récapitule les avantage et les inconvénients qu'il y a à choisir un type de raid donné.

Jbod

Just a bunch of disk, ce n'est pas un raid, le choix de ceux qui veulent pouvoir ajouter des disques bout à bout sans gain de performance.

Contrairement au raid 0 il a un avantage, la perte d'un disque n'empêche pas la récupération des données sur les disques restants par un outil de récupération tel que photorec. En effet, comme les disques sont simplement mis bouts à bout, la plupart des fichiers tiennent intégralement sur un seul des disques. Il est donc possible d'en récupérer le contenu après un crash.

Le jbod se fait avec du LVM sans striping ou avec le driver linear de md.

Raid 0

Le choix de ceux qui veulent des performances.

Chaque disque est découpé en bande (stripe) et les bandes sont entrelacées pour donner le disque final. Ce qui donne un gain de performance appréciable puisque les disque peuvent être lus simultanément, même pendant la lecture d'un gros fichier. Et ils peuvent être écrits simultanément pendant les écritures.

Le raid 0 peut être matériel, logiciel avec le driver md de linux ou logiciel avec LVM (avec striping)


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