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Linux Attitude

Le libre est un état d'esprit

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Category: Sysadmin

Niveau :      
Résumé : syslog | openssl dgst

Vous êtes vous déjà posé la question de la sécurisation de vos logs ? Sont-ils accessibles ? modifiables ? Peut-on détecter une falsification ?

Comment faire pour que les logs ne soient pas altérés par une personne de peu de principes ? Je vous propose une solution qui n'est pas une solution miracle, mais c'est une solution qui sera une brique de plus dans votre défense en profondeur.

Nous allons signer cryptographiquement les logs pour que tout altération devienne visible comme le nez au milieu de la figure.

Signature et validation des logs

Je vous au préparé pour cela deux programmes (lien en fin d'article), l'un pour signer les logs, l'autre pour les valider. Bien sûr, on ne va pas signer les fichiers de logs directement, ça laisserait tout le temps à un attaquant de les modifier avant la signature. Nous allons plutôt nous insérer dans le système syslog pour disposer des lignes au fur et à mesure. Mais nous n'allons pas non plus signer toutes les lignes, ce serait trop lourd. Nous allons plutôt signer des blocs de lignes, par exemple une signature toutes les 100 lignes, sans oublier un timeout pour éviter que 99 lignes restent en mémoire trop longtemps..

Enfin une des fonctionnalités importante de ces outil est le chaînage. Le chaînage est le fait d'utiliser la signature du bloc précédent comme faisant partie du bloc suivant. Ceci garanti qu'il ne peut y avoir suppression ou ajout d'un bloc eu milieu d'une chaîne de blocs. Et tant qu'on y est nous pouvons aussi chaîner les fichiers pour obtenir le même résultat au niveau fichier.

Au final toute modification, ajout ou suppression de ligne entraine l'invalidation de la signature. Toute modification, ajout ou suppression de bloc ou de fichier de log entraine l'invalidation de la signature.

Voici donc un exemple d'usage sous forme de pipe :

$ openssl genrsa -out key.pem 1024 # il nous fait une clé de signature
$ echo "Log important" | signlogger -k key.pem -f logfile

Notez que c'est utilisable avec syslog puisque celui-ci vous permet d'utiliser un pipe à la place d'un fichier. Je ne détaille pas cela ici car cela dépend du sylog que vous utilisez (syslogd, syslog-ng, rsyslog ...).

Et pour vérifier que votre fichier de log n'a pas été modifié ?

$ openssl rsa -in key.pem -pubout > pubkey.pem # on récupère la version publique de la clé
$ signvalidator -k pubkey.pem -f logfile

Si vous voulez utilisez cet outil avant logger ou avant l'envoi à un serveur centralisé, il faudra modifier signvalidator pour qu'il ignore les éléments ajoutés par syslog dans la vérification de la signature (date, pid, ...).

Usage

Dans la vraie vie quand on parle de sécurité, il faut se demander de quoi on veut se prémunir.

Signer les logs a pour but d'éviter qu'on puisse modifier les logs a posteriori, puisqu'on n'empêche personne de transformer les logs avant qu'ils ne soient envoyés à syslog. Mais toute personne qui a accès en écriture aux logs a posteriori, a les mêmes droits que le processus qui écrit les logs. Il a donc accès au système de signature.

Mais alors qu'a-t-on gagné ?

Tout d'abord, un difficulté légèrement accrue pour un attaquant, c'est pas grand chose, mais ça peut toujours servir. Ensuite, il nous suffit maintenant de séparer les droits du système de chiffrement de ceux du système d'écriture pour enfin détecter la modification par une personne possédant les droits d'écriture.

Pour cela vous avez plusieurs moyens à votre disposition :

  • utiliser des pipes et des des utilisateurs séparés pour la signature et pour l'écriture
  • utiliser l'attribut append only des fichiers de log pour interdire toute modification du fichier a posteriori (sauf par root qui peut retirer l'attribut)
  • utiliser un medium read only pour écrire les logs
  • utiliser un HSM pour interdire la réutilisation de la clé
  • déporter les logs vers un serveur syslog

Ou toute combinaison de ceux-ci.

Vous remarquerez que ces techniques ont déjà pour but d'empêcher la modification des logs a posteriori. La signature n'apporte qu'une preuve supplémentaire.

Mais prenez l'exemple du serveur syslog centralisé. On ne peut plus modifier les logs depuis le client, mais on le peut toujours depuis le serveur. La signature, si elle est effectuée côté client permet d'apporter une garantie supplémentaire puisqu'il faut cette fois un accès coté client ET côté serveur pour effecture la modification.

Si on y ajoute l'append only, il faut être root, si on y ajoute le HSM, il faut disposer d'une carte à puce ou d'un mot de passe, si on y ajoute un media read only, il faut disposer d'un accès physique pour le modifier. Et chacun de ces éléments peut être géré par une personne différente pour rendre impossible toute modification par une unique personne malintentionnée.

A vous de choisir votre niveau de sécurité !

En détail

Je vous colle ici l'usage complet des commandes (c'est du perl pour ceux qui veulent savoir)

$ signlogger --help
Usage:
    signlogger [options]

      Options
            --key|-k keyfile         Use private key for signing (PEM encoded)
            --file|-f file           Log to file instead of stdout
            --lastsig|-l line        Use line as last signature (used for chaining)
            --initfile|-i file       Use last line of file as last signature (used for chaining)
            --blocksize|-b lines     Insert signature each "lines" count (default 50)
            --timestamp|-t seconds   Insert signature each "seconds" seconds (default 30mn)
            --help|-h                This help

$ signvalidator --help
Usage:
    signvalidator [options]

      Options
            --key|-k keyfile        Use public key for validation (PEM encoded)
            --file|-f file          Read file instead of stdin
            --lastsig|-l line       Use line as last signature (used for chaining)
            --initfile|-i file      Use last line of file as last signature (used for chaining)
            --help|-h               This help

Et pour les télécharger :

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Résumé : trap DEBUG ; PROMPT_COMMAND

Voici comment loguer l'activité d'un utilisateur.

Mais tout d'abord, commençons par apprendre comment envoyer une ligne dans syslog. C'est simple, il suffit d'appeler logger avec les options qui vous intéressent (toutes optionnelles) et un message :

$ logger -i -p local5.info -t bash "$(tty): Bonjour syslog"

On enregistre le pid (option -i) pour permettre la corrélation avec d'autres lignes de logs.

On utilise la facility local5 qui est une sorte de tag utilisé par syslog pour savoir dans quelle catégorie mettre les logs. Les facilities servent essentiellement à faire des règles de tri des logs (par exemple il y a une facility authpriv pour tout ce qui est authentification). Il y a 8 facilities disponible pour les administrateur qui voudraient utiliser des valeurs qui ne sont pas standard. J'ai choisi local5.

On utilise le niveau de log info qui est quelque chose de standard parmi les systèmes de logs en général et permet de filtrer facilement.

On en profite pour loguer le tty en cours pour permettre une corrélation avec la commande last (on ne sait jamais).

Nous avons aussi besoin de la commande capable de nous donner la dernière commande tapée :

# lister la dernière commande sans son numéro
$ fc -ln -1

Il n'y a plus qu'à mettre l'une de ces lignes dans le fichier /etc/profile qui est lu par bash au lancement de sessions interactives :

# envoyer la commande dans syslog pour chaque commande AVANT exécution
$ trap 'logger -i -p local5.info -t bash "$USER $(tty): $(fc -ln -1)"' DEBUG

# envoyer la commande dans syslog pour chaque commande APRES exécution
$ PROMPT_COMMAND='logger -i -p local5.info -t bash "$USER $(tty): $(history 1)"'
# fc ne marche pas correctement dans PROMPT_COMMAND

Pourquoi

Enregistrer cette info peut être utile puisque les logs ne sont pas modifiables par un utilisateur simple. Et si vous avez un serveur syslog centralisé, ils ne le sont même pas par root depuis la machine d'origine.

Mais ceci ne doit pas vous faire oublier eux choses.

Tout d'abord le shell est un processus lancé par l'utilisateur, ce qui veut dire que l'enregistrement de cette information est nécessairement soumis à la bonne volonté de l'utilisateur. Un utilisateur peut supprimer le trap ou remplacer le PROMPT_COMMAND. Et supposons que vous trouviez un moyen pour l'en empêcher, l'utilisateur peut toujours tuer son propre shell, lui faire faire un exec vers un autre shell n'ayant pas de logs, tracer son shell pour modifier son activité etc.

Ensuite il faut être bien conscient de ce qu'on enregistre. On enregistre l'activité interactive d'un shell. Ceci exclue les transferts de fichiers (scp,...), les exécutions automatiques (cron, ...), les exécutions via un code (vi script; ./script). Et si on regarde bien ce dernier cas, on comprend qu'à moins de loguer tous les appels systèmes avec tous leurs paramètres, il est impossible de garantir qu'un utilisateur malveillant n'a pas exécuté une commande.

En conclusion ce système n'est pas là pour garantir l'enregistrement de toute activité d'un utilisateur plus ou moins malveillant, mais ça peut être une piste de recherche parmi d'autres lorsqu'un problème survient (qui a supprimé ma libc ?).

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Résumé : debsums ; dpkg -S ; apt-get install --reinstall

Si vous avez bidouillé une debian en installant un logiciel sans passer par dpkg par exemple, ou si quelqu'un vous a fait une mauvaise blague et qu'il y a des problèmes dans les logiciels installés, alors il y a un moyen pour vérifier si le problème vient d'un fichier modifié :

$ apt-get install debsums
$ debsums -c

Debsums est un outil debian qui fait un hash de tous les fichiers installés par des paquets debian et le compare au hash provenant du paquet original. L'option -c permet de lister tous les fichiers qui posent problème. Cela ne vous prémunit pas des attaquants qui pourraient aussi modifier la base des paquets, mais c'est utile pour toute manipulation plus ou moins volontaire du système.

Une fois la liste des fichiers modifiés récupérée, il nous reste à trouver dans quel paquet se trouvait le fichier en question :

$ dpkg -S /bin/ls # nous indique que ls est dans le paquet coreutils

Et maintenant passons à l'étape réparation :

# retélécharge et réinstalle tous les binaires d'un paquet déjà installé
$ apt-get install --reinstall lepaquet

Et pour ceux qui voudraient faire une réinstallation complète de leur distribution :

$ dpkg --get-selections | grep install | awk '{print $1}' | xargs  apt-get install --reinstall --yes

Mais comme dit le commentaire ci-dessous cela ne marche que si vous ne faite pas de pinning et si votre distribution est à jour. La commande suivante permet de ne pas changer les versions des paquets :

$ dpkg -l | grep ^ii | awk ‘{print $2″="$3}’ | xargs apt-get install -reinstall -s -t release-cible

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Résumé : atime, ctime, mtime, crtime

Je constate que je n'ai jamais fait d'article sur les dates de fichier, c'est bien dommage car on me pose souvent la question. Voila qui va régler ce malentendu.

ctime et mtime

Unix depuis très longtemps ne stocke pas la date de création d'un fichier (contrairement à windows). A la place il stocke 3 dates au format timestamp unix. Les plus difficiles à comprendre sont mtime et ctime. Mais en réalité c'est simple, il suffit d'apprendre leur nom :

  • mtime : modification time, date de dwœernière modification du contenu du fichier
  • ctime : change time, date de dernier changement des métadonnées du fichier (par exemple le propriétaire)

Rien que pour vous, j'ai un moyen antimnémotechnique : M comme Contenu et C comme Métadonnée. Je ne sais pas vous, mais moi ça marche.

Attention, la modification du contenu d'un fichier modifie sa date de modification, qui est une métadonnée ... Elle modifie donc aussi sa date de changement. En conséquence de quoi on a toujours ctime >= mtime.

atime

Historiquement unix a eu l'idée originale de stocker la date de dernier accès à un fichier, le atime (access time). Ça a l'air cool, mais en réalité c'est une fausse bonne idée car elle interfère avec la notion fondamentale de lecture. En effet, pour mettre à jour le atime, chaque lecture impliquera une écriture.

Plus le temps passe plus le atime est problématique. Ça a commencé avec les sites web qui avaient des problèmes de performance à cause de la mise à jour du atime lors de la lecture des fichiers. On a alors inventé la possibilité de désactiver le atime au montage (option noatime).

Puis ça continue avec le SSD, écrire le atime implique une écriture toute petite à chaque lecture de fichier, ce qui implique la modification d'un inode et donc d'un block disque. Et avec le fonctionnement du SSD cela implique la lecture et la réécriture d'un gros bloc de données, donc des problèmes de performances. Puisque le atime reste utilisé par quelques applications (aussi rares soient-elles), on a inventé l'option relatime, qui ne met a jour le atime que s'il était égal ou antérieur au ctime. Ça permet de détecter une lecture depuis la dernière modification tout en faisant sauter un grand nombre de mises à jour du atime (mais pas toutes).

Le problème suivant intervient avec les snapshots, lorsqu'on utilise des snapshots de disques (à travers LVM ou à travers un serveur de VM), on se retrouve à mettre à jour le disque de snapshot et donc occuper de l'espace disque rien qu'en le lisant. Le summum étant atteint avec btrfs. Si vous faites un snapshot avec btrfs il ne vous prendra quasiment aucune place sur le disque. Si vous faites un find sur ce snapshot, la mise à jour du atime va quasiment remplir l'espace disque du snapshot d'une copie complète des données originales.

Conclusion, oubliez le atime ...

crtime

Comme je vous l'ai dit, windows stocke la date de création, c'est donc tout naturellement que les linuxiens ont voulu la même fonctionnalité. C'est enfin chose faite avec ext4. En effet, ext4 a profité de l'agrandissement de la taille des inode (de 128 à 256) pour stocker plus d'informations, celles-ci incluent la date à la nanoseconde près et la date de création.

Cool, mais comment fait-on ?

Malheureusement, les outils habituels n'ont pas encore été mis à jour pour récupérer cette information. Il nous faut donc le faire à la main :

# d'abord on récupère le numéro d'inode du fichier
$ stat --format "%i" /chemin/vers/le/fichier
# puis on récupère la date de création
$ debugfs -R 'stat <123456>' /dev/partition | grep crtime

Notez que ça ne marche que sur des partitions ayant des inodes de 256 octets, ce qui exclue les systèmes de fichiers mis à jour depuis ext2 et ceux venant d'un ext3 avec des inodes de 128 octets.

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Résumé : alias / /%{username}

Aujourd'hui je voudrais faire un serveur web qui se comporterait comme un serveur FTP ou SFTP. Lorsqu'un utilisateur unix se connecte à un serveur FTP avec un login et un mot de passe, il lui est présenté un contenu qui lui est propre (son $HOME par exemple).

Comment faire l'équivalent avec apache ?

Dit autrement, je voudrais que les 2 commandes suivantes renvoient un contenu différent :

$ wget http://userA@www.monserveur.com/ # répertoire A
$ wget http://userB@www.monserveur.com/ # répertoire B

Pour cela il faut jouer avec les RewriteRules, mais c'est plus balaise que ça en a l'air.

Premièrement il faut une authentification. J'ai choisi ldap, mais prenez la méthode que vous préférez : http://httpd.apache.org/docs/2.2/mo... tout ce qui commence par mod_authn est valable. Voici comment on la met en place :

<Location />
        AuthType basic
        AuthName "My server"
        AuthBasicProvider ldap
        AuthLDAPURL ldap://serveur.ldap.com/dc=domaine,dc=com?uid?sub
        AuthLDAPBindDN cn=user,ou=technical,dc=domaine,dc=com
        AuthLDAPBindPassword password
        Require valid-user
</Location>

Ensuite on joue avec RewriteRule, les variables s'appellent sous la forme %{ENV:VARIABLE}

# utilisez %{ENV:USER_AUTH} pour ceux qui n'ont pas choisi l'authent LDAP
RewriteRule ^(.*) /%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/$1

Mais ça ne marche pas. Tout d'abord on apprend qu'il faut mettre les règles dans le Location sinon les variables d'authentification ne sont pas disponibles. Ensuite on a oublié d'activer le rewrite engine. Et enfin dans un location (ou un directory) on ne matche plus la request uri mais le chemin créé à partir de cette uri. Cela qui une fois corrigé nous donne quelque chose comme ça :

<Location />
        RewriteEngine On
        # le résultat sera automatiquement préfixé par le DocumentRoot si on ne le fait pas nous même
        # notez l'absence du / initial dans le pattern ...
        RewriteRule ^var/www/html/(.*) /%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/$1 
</Location>

Mais ça ne marche toujours pas. En effet, le rewrite engine d'apache est réentrant, quelle que soit la modification et quel que soit le flag utilisé, si une url est modifiée, apache fait une redirection interne et relance toute la machinerie (dont les redirections). Pour les petits malins, non [L] n'est pas fait pour ça, par contre la doc évoque un [END] qui aurait cette fonctionnalité mais je ne l'ai pas trouvé.

Il nous faut donc un moyen de détecter qu'une url a déjà été transformée par une RewriteRule. Malheureusement les variables (comme %{ENV:AUTHENTICATE_uid}) ne sont valables que dans la partie gauche de RewriteCond ou dans la partie droite de RewriteRule ce qui nous limite sévèrement. On ne peut pas matcher le chemin en pour détecter qu'il contient le répertoire de l'utilisateur. De plus on ne peut pas utiliser une autre racine, apache ajouterait automatiquement le DocumentRoot en cours.

J'ai essayé en utilisant des variables d'environnement temporaire (avec [E=VAR:VALUE]), mais le rewrite engine l'évalue trop tard et ne détecte pas la nouvelle valeur de la variable modifiée par lui-même.

Ma solution est donc de mettre en place un unique répertoire contenant les utilisateurs avec un nom improbable car il ne pourra pas être utilisé comme nom de répertoire dans les répertoires utilisateurs. Et d'utiliser ce nom de répertoire comme marqueur d'url déjà traitée. Ce qui nous donne :

        # mon répertoire s'appelle ____data____
        RewriteRule ^var/www/html/(?!____data____/)(.*) /____data____/%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/$1

C'est bien joli, mais ça n'empercherait pas un utilisateur d'aller voir dans le répertorie de son voisin. En effet, ce ne sont que des rewrite rules, pas des droits d'accès. Puisqu'on ne peut pas utiliser les noms de répertoire utilisateur dans les require pour le matcher avec les nom d'utilisateur (on se mordrait la queue (et ça fait mal (au dos))). Il nous faut donc le garantir d'une autre façon, en forçant tout utilisateur a n'accéder qu'à son répertoire avec une autre règle.

        # ce qu'on veut c'est éviter l'utilisateur qui voudrait bypasser la première règle avec un http://www.monserveur.com/____data____/userX
        RewriteRule ^var/www/html/____data____/.*?/(.*) /var/www/html/____data____/%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/$1
        # et on voudrait ausst éviter que l'utilisateur puisse scanner la racine
        RewriteRule ^var/www/html/____data____/?$ /var/www/html/____data____/%{ENV:AUTHENTICATE_uid}/

Notez l'ajout de /var/www/html dans les chaines de remplacement, c'est pour éviter qu'apache pense qu'on a modifié le chemin si on n'a rien changé.

Et c'est gagné, on a enfin trouvé !

Je vous laisse donc profiter du résultat :
Edit : la version finale minimise l'appel aux règles, prend en compte les chemins qui se terminent par / et les tentatives d'accès à des répertoires non autorisés.

<Location />
        AuthType basic
        AuthName "My server"
        AuthBasicProvider ldap
        AuthLDAPURL ldap://serveur.ldap.com/dc=domaine,dc=com?uid?sub
        AuthLDAPBindDN cn=user,ou=technical,dc=domaine,dc=com
        AuthLDAPBindPassword password
        Require valid-user

        # make http behave like ftp
        RewriteEngine On
        # create home dir var
        RewriteRule .* - [E=USER_ROOT:/var/www/html/____data____/%{ENV:AUTHENTICATE_homeDirectory}]
        RewriteCond %{ENV:USER_ROOT} !-d
        RewriteRule .* - [E=USER_ROOT:/var/www/html/forbidden]

        # redirection vers les repertpoires utilisateur
        RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !^/var/www/html/____data____
        RewriteRule ^var/www/html/(.*) %{ENV:USER_ROOT}/$1 [L,DPI]

        # impossibilite de lire la racine
        RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} ^/var/www/html/____data____/?$
        RewriteRule .* %{ENV:USER_ROOT} [L,DPI]

        # impossibilite de lire le repertoire d'un autre
        RewriteCond %{ENV:AUTHENTICATE_homeDirectory}|%{REQUEST_FILENAME} !^(.*?)\|/var/www/html/____data____/\1
        RewriteRule ^var/www/html/____data____/?[^/]*/?(.*) %{ENV:USER_ROOT}/$1 [L,DPI]
</Location>

<Directory /var/www/html/forbidden>
        deny from all
</Directory>

Note : et pour ceux qui voudraient vraiment faire du FTP avec apache il y a mod_ftp.

Niveau :      
Résumé : ntp.conf ; fudge

Pour vérifier le bon fonctionnement de votre démon ntp, vous êtes amené à taper la commande suivante qui liste les source de temps utilisées :

$ ntpdc -p

Cette commande met une étoile face à la source de référence utilisée pour la synchronisation. Le choix se fait entre autre en fonction du stratum de la source. Je rappelle que les serveurs NTP disposant d'une source de temps matérielle fiable (horloge atomique) ont pour stratum 1. Ceux qui se synchronisent sur eux, 2, et ainsi de suite.

Étant donné qu'il y a un grand nombre de serveurs publics de strate 2 et 3, vous devriez avoir accès à des serveurs de strate 4, ou au pire 5. Mais si le serveur a une strate plus élevée, il se peut que l'horloge choisie ne soit plus le serveur, mais l'horloge locale qui a une strate définie par défaut à 5 sur certaine distributions.

Et là c'est le drame, vous n'êtes plus synchronisés !

Pour résoudre ce problème, il y a plusieurs méthodes, se résumant toutes en la configuration des serveurs de temps :

# ntp.conf

# mettre l'option prefer sur le serveur voulu
serveur xxx.com prefer
# réduire la strate du serveur
fudge xxx.com stratum 4

# augmenter la strate de l'horloge locale
# 127.127 pour les horloges non réseau
# 1.0 pour l'horloge système
fudge 127.127.1.0 stratum 10

Niveau :      
Résumé : vlock; vlock -ns

Vous avez vu apparaître dans l'article sur tmux, un petit outil pour verrouiller le terminal, il s'appelle vlock.

Son unique fonctionnalité est le locker un terminal et de demander un mot de passe pour être débloqué.

Mine de rien ça lui fait quand même deux cas d'usage :

  • bloquer l'accès physique à une machine
  • bloquer l'accès virtuel à un shell

Virtuel

Avec la commande suivante :

$ vlock

Vous bloquez votre terminal en cours, et seul un mot de passe peut le débloquer. C'est utile essentiellement lorsque vous êtes connecté en ssh à distance sur une machine.

Physique

L'option -a permet de locker toutes les consoles locales (ctrl-alt-Fx, ou alt-Fx), en pratique il locke la console en cours et empêche d'en changer. Il faut donc déjà être sur une console locale.

Si vous êtes sur X, vous êtes aussi sur une console locale (remarquez le ctrl-F7 pour y aller). Mais le shell qui va lancer votre commande ne l'est pas, il est dans le terminal virtuel de xterm, rxvt, konsole et consorts. Pour locker toutes les consoles, il faut donc utiliser l'option -n qui ouvre une nouvelle console (avec openvt) avant de continuer avec l'option -a.

Enfin notez que l'utilisateur local a en général accès aux magic keys, et une de ces magic keys sert justement à tuer le processus en avant plan (alt-sysrq-k), par exemple pour garantir qu'il n'y a pas de keylogger. Si vous ne voulez pas vous faire tuer votre session par cette combinaison de touche vous pouvez utiliser l'option -s. C'est là qu'on voit que cette combinaison nommé SAK n'est pas si sécurisée que ça puisqu'elle peut être désactivée...

Donc je résume :

# en tant qu'utilisateur normal et seulement depuis une console texte
$ vlock -a
# en tant que root
$ vlock -sn

Quand le lancer

Et c'est là qu'est la difficulté, en toute logique le lancement doit se faire par le processus qui dispose du terminal à un instant donné, surtout dans le cas de blocage du terminal virtuel. La bonne solution est de le lancer après un certain temps d'inactivité, et seule l'application peut savoir quand le lancer. C'est donc à vous de trouver les settings spécifiques à l'application pour le faire.

Mon article précédent indique comment faire pour tmux, malheureusement je n'ai pas trouvé de solution pour bash qui ne propose que la variable TMOUT qui termine complètement le shell.