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Linux Attitude

Le libre est un état d'esprit

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Catégorie : Sysadmin

Niveau :      
Résumé : tmux

Comme disait un illustre au grand cœur, "Compromis, chose due !" (orthographe approximative). Voici donc mon fichier de configuration détaillé de tmux, à mettre dans ~/.tmux.conf ou /etc/tmux.conf au choix. Je n'ai pas changé beaucoup de raccourcis car je tiens à m'habituer autant que possible aux valeurs par défaut qui vont se retrouver sur mes nouveaux serveurs.

J'en profite pour ajouter un raccourci que j'ai oublié la dernière fois :

  • ctrl-b D : pour détacher un tmux resté ouvert à distance
# Pour les nostalgiques de screen
# comme les raccourcis ne sont pas les mêmes, j'évite
#set -g prefix C-a
#unbind-key C-b
#bind-key a send-prefix

# même hack que sur screen lorsqu'on veut profiter du scroll du terminal (xterm ...)
set -g terminal-overrides 'xterm*:smcup@:rmcup@'

# c'est un minimum (defaut 2000)
set-option -g history-limit 100000

# lorsque j'ai encore un tmux ailleurs seule
# sa fenetre active réduit la taille de ma fenetre locale
setw -g aggressive-resize on

# locker la session après inactivité (en s)
set -g lock-after-time 3600
# pour que le lock marche sous linux (apt-get install vlock)
set -g lock-command vlock

# il faut choisir un derivé de screen, 256 couleurs c'est bien !
set -g default-terminal "screen-256color"

# pour ceux qui n'ont pas laché la souris
set -g mouse-select-pane on
setw -g mode-mouse on

# ca peut etre utile ...
set -g status-utf8 on
setw -g utf8 on

# Pour etre alerté sur un changement dans une autre fenêtre
setw -g monitor-activity on
#set -g visual-activity on
#set -g visual-bell on

# numéroter a partir de 1, pratique pour l'accès direct
set -g base-index 1

# repercuter le contenu de la fenetre dans la barre de titre
# reference des string : man tmux (status-left)
set -g set-titles on
set -g set-titles-string '#H #W #T' # host window command


#########
# theme #
#########
# exprimez votre créativité ici !
# pour les string : man tmux (status-left)

# barre un peu plus discrete
set -g status-bg default
set -g status-fg green
setw -g window-status-current-bg default
setw -g window-status-current-fg white
setw -g window-status-alert-attr default
setw -g window-status-alert-fg yellow

set -g pane-active-border-fg green
set -g pane-active-border-bg black
set -g pane-border-fg white
set -g pane-border-bg black

set -g message-fg black
set -g message-bg green

# exemples de barre d'état 
#set -g status-left '#[fg=red]#H#[fg=green]:#[fg=white]#S #[fg=green]][#[default]'
#set -g status-right '#[fg=green]][#[fg=white] #T #[fg=green]][ #[fg=blue]%Y-%m-%d #[fg=white]%H:%M#[default]'

#set -g status-left '#[fg=red]#H#[fg=green]:#[fg=white]#S #[fg=green]][#[default]'
#set -g status-right '#[fg=green]][ #[fg=blue]%Y-%m-%d #[fg=white]%H:%M#[default]'

#set -g status-left '#[fg=green](#S) #(whoami)@#H#[default]'
#set -g status-right '#[fg=yellow]#(cut -d " " -f 1-3 /proc/loadavg)#[default] #[fg=blue]%H:%M#[default]'

#set -g status-right "#[fg=yellow]#(uptime | cut -d ',' -f 2-)"

Comme pour le bashrc collaboratif, je vous propose de poster en commentaires vos personnalisations, je les ajouterai.

Niveau :      
Résumé : tmux

Aujourd'hui tout le monde connaît et utilise screen. Miracle de la technologie, il permet de survivre aux déconnexions, de lancer des commandes longues sans avoir peur, de faire passer tous ses shells dans une seule connexion et on le trouve souvent associé à l'indémodable irssi.

Comme vous le savez peut-être screen n'est plus maintenu. Ayant un code un difficile à lire et à maintenir, des développeurs ont choisi lui faire un concurrent plutôt que de le reprendre.

Ce concurrent se nomme tmux. Il dispose de la plupart des fonctionnalités de screen et d'autres en plus. Comme vous le verrez, votre problème sera essentiellement de vous adapter aux nouveaux raccourcis. Pour le reste c'est tout bon.

Tmux dispose de presque toutes les fonctionnalités de screen sauf la communication par port série (rapport choucroute, toussa).

Commençons par le lancement :

# lancer un nouveau multiplexeur
$ screen 
$ tmux
# s'attacher à un multiplexeur existant 
$ screen -d -r
$ tmux attach

Les raccourcis :

  • Nouvelle fenêtre
    • screen : ctrl-a ctrl-c
    • tmux : ctrl-b c
  • Se détacher :
    • screen : ctrl-a d
    • tmux : ctrl-b d
  • Passer à la fenêtre suivante
    • screen : ctrl-a <espace>
    • tmux : ctrl-b n

Je dois dire que ça y est je suis passé entièrement à tmux, le mélange ctrl-a ctrl-b entre screen et tmux commençait à être difficile. A propos d'adaptation, j'ai eu une seule difficulté c'est de m'habituer au nouveau scrollback. Il n'est pas possible de le faire à la souris, comme dans screen avec l'astuce du termcapinfo. Remarquez, c'est plus propre car du coup il n'y a pas de mélange des bufffer de scrollback entre les différents terminaux. Donc la méthode propre dans tmux c'est ctrl-b suivi de pgUp et là vous êtes en mode copy (qui permet entre autre le scrollback), vous pouvez alors naviguer avec pgUp, pgDown ou les touches directionnelles. Et pour Revenir au mode normal, Esc tout simplement.

Dans un prochain article nous verrons comment changer la configuration de tmux, même si les valeurs par défaut sont plutôt bonnes.

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Résumé : /etc/inittab ; /etc/gdm.conf ; /etc/sshd.conf

Pour ceux qui voudraient essayer le parachutisme, je vous le conseille, c'est très fort ! Par contre ça vous empêche d'écrire des articles ...

Vous venez de faire un chroot et vous voulez pouvoir vous connecter dessus comme s'il s'agissait de votre machine locale ?
Pas de panique, c'est tout simple.

Pour cela nous allons regarder 3 méthodes différentes de connexion à votre chroot : le terminal local, ssh et l'environnement graphique. Mais avant tout préparons le chroot à ressembler à une distribution normale.

$ mount --bind /dev $CHROOT_BASE/dev
$ mount --bind /proc $CHROOT_BASE/proc
$ mount --bind /sys $CHROOT_BASE/sys

Terminal local

Pour se connecter en local à votre machine, vous utilisez les consoles disponibles (alt-Fx ou ctrl-alt-Fx si vous êtes en mode graphique). Vous en avez 6 à disposition.

Pour faire simple, nous allons juste faire en sorte que les consoles 4 à 6 redirigent dans le chroot tandis que les 1 à 3 resteront dédiées à la machine principale.

Il suffit de modifier /etc/inittab :

# /etc/inittab
1:2345:respawn:/sbin/getty tty1
2:2345:respawn:/sbin/getty tty2
3:2345:respawn:/sbin/getty tty3
4:2345:respawn:chroot <chroot_base> /sbin/getty tty4
5:2345:respawn:chroot </chroot_base><chroot_base> /sbin/getty tty5
6:2345:respawn:chroot </chroot_base><chroot_base> /sbin/getty tty6

Et là, soit vous redémarrez (bof on n'est pas sous windows) soit vous forcez init à relire sa configuration :


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Alsa

avr 21

Niveau :      
Résumé :

Aujourd'hui un truc obscur pour beaucoup d'entre nous : alsa. Pas la poudre blanche, mais le truc avec un mixer, enfin pas celui de la cuisine, mais celui de linux ...

Pour simplifier disons que alsa est une API présentée par le noyau et qui permet d'accéder à travers une interface unique à toutes les cartes son que vous pouvez avoir.

Fichier de configuration

Alsa étant relativement bien fait, ses utilisateurs (l'application qui émet du son, la gestion du volume ...) n'ont pas besoin de configuration particulière pour fonctionner. Mais il est possible de changer cette non configuration. Cela peut se faire soit de façon globale au système dans /etc/asound.conf soit spécifiquement à l'utilisateur dans ~/.asoundrc.

Que peut-on mettre dans ces fichiers ?

Là ça devient vite obscur et peu documenté. Mais nous allons voir que c'est assez simple. Il s'agit d'une configuration hiérarchique. Vous avez le choix entre les 2 formats suivants pour écrire des valeurs (ou un mix des 2) :

# commentaire
val.eur.1 "toto"
val.eur.2 "tata"
val.ue "help"

val {
  eur {
   1 "toto"
   2 "tata"
  }
  ue "help"
}

Éléments de configuration

Mais que peut-on bien mettre dans ce fichier ?

Ici les exemples sont nombreux, mais rarement expliqués.

Tout d'abord une liste détaillée se trouve ici : Asoundrc.txt

Reste à trouver ce que les attributs veulent dire. Ce qui va vous intéresser est essentiellement pcm qui permet de créer une nouvelle carte son (virtuelle). Les autres ne vous seront utiles que rarement et dépendront surtout du contenu de vos pcm.


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Résumé : /proc/sys/fs/binfmt_misc/register

Exécution

Savez-vous qu'on peut rendre n'importe quel fichier exécutable sous linux ? Bien sûr il suffit de faire un chmod +x, mais le noyau risque de vous envoyer balader si le fichier n'est pas réellement exécutable.

Mais je parle ici de rendre exécutable n'importe quel fichier, un jar, un source en C, un MP3 ...

Mais comment quoi que donc !?

Pour exécuter un fichier, le noyau lit les premiers octets du fichier et vérifie qu'ils correspondent à un format binaire (binfmt) connu. Il existe un système pour ajouter des formats binaires à ceux déjà supportés dans le noyau (en gros les elf et les scripts). Il s'agit du format misc.

Pour savoir si ce format est supporté chez vous, ce qui est très probable, lancez la commande :

$ cat /proc/sys/fs/binfmt_misc/status

S'il n'est pas supporté, il faut charger le module et monter le répertoire :

$ modprobe binfmt_misc
$ mount binfmt_misc -t binfmt_misc /proc/sys/fs/binfmt_misc 

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Résumé : arecord && aplay ; ctrl-x ctrl-e ; vim :sudo save ; mount ; table ASCII

Lire en local le son enregistré sur un micro distant avec alsa (merci buntu35) :

$ ssh USER@REMOTESYSTEM arecord - | aplay -

Sous bash, éditer une longue ligne de commande en cours (avec $EDITOR) :

ctrl-x ctrl-e

Sous vim, faire un "sudo save" :

:w !sudo tee %

Enfin afficher proprement le résultat de mount (faites en carrément un alias) :

$ mount | column -t

Si comme moi il vous arrive de chercher la table ascii sur google, ne cherchez plus :

$ man ascii

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Résumé : xkbprint ; setxkbmap

Je ne vais pas parler du dvorak ni du bépo.

Je ne vais pas non plus parler des claviers physiques comme le typematrix ou l'optimus.

Commençons par le commencement, savez-vous quelle est la disposition de votre clavier ? Le cancre au fond qui a dit iso8859-1 a perdu !

Il ne faut pas confondre iso8859-1 qui est un ensemble de caractères et latin1 qui est une disposition de touches sur un clavier. Au cours du temps la table des caractères a évoluée en iso8859-15 et la disposition clavier en latin9 et ce dans le but de gérer le symbole euro. Mais le latin9 est aussi utilisé pour écrire de l'unicode qui remplace petit à petit la table iso.

Mais le besoin de caractères accentués fait qu'une nouvelle disposition est apparue. Le fr-oss, que je vous conseille. Il vous permet de faire quasiment tous les caractères accentués avec la touche alt-gr. En effet, avec la disposition latin9, soit le caractère accentué est sur le clavier, soit il n'est pas accessible.

Pour connaitre votre disposition actuelle, vous pouvez l'afficher :

# remplacez 1 par 2 pour voir ce qui se passe avec alt-gr
$ xkbprint -color :0 -ll 1 -o layout.ps
# aficher l'image avec gv
$ gv layout.ps

Pour être plus précis, latin9 est un variante du clavier français. C'est à dire que la base est la même que les autres claviers français, mais quelques petites choses changent. La variante oss est bien pratique lorsqu'on écrit du français plus littéraire.

Comment la tester ? En l'activant :

$ setxkbmap fr -variant oss

Et voila, vous avez maintenant accès aux « œ » … directement avec la touche alt-gr.

Pour plus de détail sur ce qui change, vous pouvez lire cet article : http://idoric.free.fr/dotclear/inde...

Et si vous n'avez pas de clavier du tout essayez un clavier virtuel.

OK